Berges instables
Au moins cinq glissements depuis 2023 sur la rive droite à la hauteur de C3; certains dépassent 500 m². Un talus mesuré atteint 20 m.

Rivière Sheldrake
Portrait du milieu
La Sheldrake coule vers le sud sur 106 km. Dans ses derniers kilomètres, elle traverse un paysage de roc, de forêt résineuse, de tourbières et de dépôts marins avant de former un estuaire sableux ouvert sur le golfe.
Les inventaires de 2018 et la visite de terrain de 2026 décrivent une mosaïque de marais à spartine, d’herbiers, de battures, de bancs coquilliers, d’îles rocheuses et de tourbières réticulées.
PRMHH de la Minganie
Le Plan régional des milieux humides et hydriques, entré en vigueur le 10 avril 2024, inscrit la rivière Sheldrake parmi les sites de conservation de la Minganie en raison de son statut de rivière à saumon.
Le plan lui associe aussi des objectifs de restauration liés à l’habitat faunique, à la protection et à la conservation prévues au schéma d’aménagement, ainsi qu’à l’érosion fluviale.
Consulter le PRMHHEnsemencement 2016–2025
Entre 2016 et 2025, environ 1 536 584 œufs et alevins de saumon ont été remis à l’eau dans la rivière Sheldrake. Pour les 406 584 œufs dont le taux de survie a été estimé, une moyenne de 60 % correspondrait à environ 243 950 alevins.
Pour ces 406 584 œufs, les factures totalisent 32 097,06 $. Le coût de production est estimé à 618 007,68 $, soit une contribution nette de 585 910,62 $. Ce montant demeure un plancher : en incluant notamment la capture des géniteurs et l’élevage des juvéniles, le coût brut pourrait dépasser 813 168 $ et la contribution nette 781 070,94 $.
Selon l’information transmise, la Sheldrake a aussi été retenue par le MFFP pour recevoir au moins 200 000 œufs par année pendant trois à cinq ans, en provenance de la station rénovée de Tadoussac — soit de 600 000 à 1 million d’œufs supplémentaires prévus.
Rapport de terrain 2026
Au moins cinq glissements depuis 2023 sur la rive droite à la hauteur de C3; certains dépassent 500 m². Un talus mesuré atteint 20 m.
De nombreuses tourbières, dont des tourbières réticulées, alternent avec d’anciennes plages et des affleurements rocheux.
Marais à spartine, hauts-fonds sableux, îles, herbiers et rives rocheuses forment des habitats distincts.
L’avis de 2026 est une première analyse. Il recommande des études géotechniques, topographiques, bathymétriques, hydrauliques et économiques avant de retenir un tracé.
Faune et habitats
Saumon atlantique, omble de fontaine anadrome, anguille d’Amérique, capelan et éperlan arc-en-ciel.
Aires de concentration d’oiseaux aquatiques, limicoles, cormorans, harles, balbuzard pêcheur et faune migratrice.
Phoque commun, phoque gris, mactre de Stimpson, mye commune et communautés d’algues.

